Postulat philosophique

Charmoy  le 1er octobre et le 11 novembre 2011

Postulat philosophique

Nos sociétés modernes influencées d’abord par la pensée des philosophes matérialistes anciens tels : Leucippe, Démocrite, et Épicure ont accompli une grande émancipation culturelle.

Ensuite, les soubresauts de l’histoire religieuse nous ont fait vivre nombre de reculades.

Puis il aura été nécessaire de faire une piqûre de rappel avec un Ludwig Feuerbach  qui, dans son ouvrage, (L’essence du christianisme) a permis de rassembler nos esprits.

En conséquence, l’idée d’un Dieu prescient, omniscient, omnipotent est désormais supplantée par la rationalité évolutionniste qu’imposent  les progrès quotidiens de la connaissance.

En effet notre Humanité se départit, s’affranchit d’un créationnisme béat, grâce aux prodigieuses avancées des sciences, des techniques et de la pensée.

Maintenant, si l’on considère l’évolution de l’espèce humaine, la majorité des esprits scientifiques s’accorde à dire que nous sommes à peu près fixés du point de vue biologique.

Nos sociétés évoluées  sont de moins en moins soumises à la sélection naturelle puisque nous maîtrisons des palliatifs chimiques pour corriger les désaccords dans notre physiologie humaine, de même qu’entre l’Homme et son milieu naturel.

Cependant, face aux désordres de l’humanité, on constate que le progrès n’est pas la panacée du bonheur.

Toutes les technologies ne peuvent se substituer aux valeurs affectives, 7 milliards d’êtres humains vivent sur terre et la terre meure des hommes !

Il y a très longtemps les hommes avaient le sentiment d’appartenir à la terre, puis au ciel. Maintenant la terre appartient aux hommes de même qu’ils ont fait la conquête du ciel même si celui-ci n’est plus le ciel des idées.

Partant, nous nous sommes hissés au sommet de la pyramide des prédateurs, dans une quête  du pouvoir  et de l’avoir sur tous les éléments.

Il est temps de revenir aux fondamentaux

Nous n’avons qu’une planète terre pour paradis, comme lieu d’existence et alors que cette planète nous permet de vivre encore, nous compromettons chaque jour notre subsistance en la forçant de s’accorder à nos prédations.
Dans beaucoup de civilisations (peut-être toutes) avant le contact avec l’occident, le concept de développement était tout à fait absent. Or ce modèle de développement suivi par tous les pays à présent est fondamentalement non durable au-delà des arguties qui défendent le concept de développement durable. Cf. Serge Latouche Survivre au développement Essai (poche). Paru en 10/2004

 

Alors comment allons-nous nous adapter à l’intérieur même de notre pays à nos crises de société engendrées par ces choix ?

Le bon sens voudrait que nous refusions ce projet et que sur chaque territoire les élus trouvent et proposent des solutions adaptées à l’économie et au bien-être local.

Des alternatives doivent être trouvées, cette démarche fait appel à (la débrouillardise, la « Métis » au sens des grecs anciens) les combines en somme!  Voir (Michel de Certeau in L’invention du quotidien) tome 1 : Arts de faire (Poche)

 

Travaillons comme des philosophes avec la raison, comme des artistes avec notre créativité, utilisons notre bagage culturel, chaque individu a le sien avec des outils qui lui facilitent les échanges, que ce soit dans une communauté restreinte, élargie où au delà avec toutes les autre communautés.

La pensée philosophique comme la création artistique sont des formes de communication, d’échanges qui, à chaque instant de notre quotidien, remettent en cause nos sociétés, interrogent nos propres constructions, organisations sociales, transformant nos modes de vie nos habitudes.

La pensée philosophique comme la création artistique n’ont pas de frontières elles sont universelles, elles n’agissent pas sur les leviers de la transgression, de l’agressivité de façon gratuite, mais avec l’envie et le besoin de partager, d’échanger, de changer, d’évoluer.

Alors si nous voulons retrouver une relation harmonieuse entre l’humanité et la terre c’est peut-être d’abord entre chaque homme et son territoire immédiat qu’elle doit opérer. Dans l’environnement où  il vit à tous les niveaux de la société, à titre individuel et à titre collectif, puisque un homme heureux transporte, exporte son bonheur et puisque nous avons un devoir de respect de la vie car c’est la seule chose que nous savons ôter de la nature et que nous ne savons pas restituer, c’est un bien commun c’est donc une cause commune. Alors, commençons ici et maintenant.

 

Lire aussi

Postulat Artistique Postulat écolo-artistique

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *